Qu'es ce qu'on écrit quand on est heureuse? Quand l'air de l'automne rafraichit, quand la pluie ne fait que briller les choses, quand les nuits sont assez claires pour jouer avec les ombres?
Quoi écrire quand les petites choses nous émerveillent? Quand la tisane camomille embaume mes pages de trigonométrie, quand il y a un bouquet de fleur sur la commode antique que grand-maman m'avait donné, quand on peut aller visiter son amoureux en pyjama?
Le bonheur, c'est de ne rien avoir de grand à écrire.
vendredi, octobre 27, 2006
vendredi, octobre 20, 2006
jeudi, octobre 12, 2006
Zwi zwiiiii!
Zin zin zwiiiiiiiiii faus-se-no-te-faus-se-note!
Ma coloc joue du violon
Zin zin zwiiii, la la: je vais bientot fredonner cet air joyeux en me balançant en position feotale dans un petit coin de ma chambre.
:o)
Ma coloc joue du violon
Zin zin zwiiii, la la: je vais bientot fredonner cet air joyeux en me balançant en position feotale dans un petit coin de ma chambre.
:o)
mercredi, octobre 11, 2006
Une devinette
J'ai travaillé fort aujourd'hui pour donner une toile a mes souvenirs...
Devinette: Si vous allez voir ailleurs si j'y suis, j'y serai fort probablement... (pssst... a droite)
Devinette: Si vous allez voir ailleurs si j'y suis, j'y serai fort probablement... (pssst... a droite)
lundi, octobre 09, 2006
La petite maison sur le plateau.
Une nouvelle maison
Un petit cocon au milieu. Rouge pomme et vert lichen; on l'avait préparé depuis longtemps. Avec du blanc, comme ma grosse couette nuage, pas de ce blanc par défault mais un blanc choisis pour sa lumière. Et un plafond si haut!
Un chat sous mon lit, aussi. Lui, il n'aime pas. Pas encore.
Un vélo sur la terrasse ensoleillé, mon vélo en congé depuis trop longtemps, et moi avec le lubrifiant dans une main, la pompe dans l'autre; on se prépare à une belle retrouvaille vers le marché Atwater. On reste timide en public, mais mercredi on se fera lentement le Mont-Royal, seuls comme deux amoureux.
Petit monde chouette.
En prime, de nouveaux colocs qu'on découvre vraiment sympathiques, avec les cheveux roses et les casques de mobilette, et à qui on est content de dire: à la prochaine, pour un petit souper dans la cuisine sans table, probablement.
Enfin chez soi, à deux coins de rue de mon néo-montréalais favoris.
Enfin chez soi, avec mon lit, mon chat, mes épices et ma brosse à dent au même endroit...
Enfin, chez moi.
Un petit cocon au milieu. Rouge pomme et vert lichen; on l'avait préparé depuis longtemps. Avec du blanc, comme ma grosse couette nuage, pas de ce blanc par défault mais un blanc choisis pour sa lumière. Et un plafond si haut!
Un chat sous mon lit, aussi. Lui, il n'aime pas. Pas encore.
Un vélo sur la terrasse ensoleillé, mon vélo en congé depuis trop longtemps, et moi avec le lubrifiant dans une main, la pompe dans l'autre; on se prépare à une belle retrouvaille vers le marché Atwater. On reste timide en public, mais mercredi on se fera lentement le Mont-Royal, seuls comme deux amoureux.
Petit monde chouette.
En prime, de nouveaux colocs qu'on découvre vraiment sympathiques, avec les cheveux roses et les casques de mobilette, et à qui on est content de dire: à la prochaine, pour un petit souper dans la cuisine sans table, probablement.
Enfin chez soi, à deux coins de rue de mon néo-montréalais favoris.
Enfin chez soi, avec mon lit, mon chat, mes épices et ma brosse à dent au même endroit...
Enfin, chez moi.
jeudi, octobre 05, 2006
Douce folie
Le retour de cette envie de se sauver au bout du monde, pour d'autres raisons, pour se retrouver, pour se perdre, la vie et la mort me poussent ailleurs.
Elle ne se savait plus si vulnérable, elle fait peser sur ses échecs une double menace. Ne pas vouloir rester ici assez longtemps pour voir mourrir les fleurs, celles qu'on avait choisies ensemble. Le temps les pourris toutes, au mieux les sèche, mais je les voudrais vibrantes, vivantes contre toutes les loies de la nature.
Suis-je la seule à me reconnatre dans la folie de Jardin, dans sa tentative, trop lucide, de remettre de la magie dans le monde et dans l'amour. Il y a de ces romans qu'on devrait mettre à l'index pour avoir donné des idées déraisonnables à l'adolescente qu'elle était.
Le bonheur appartient à ceux qui se racontent de succulentes histoires et qui ont la ressource - ou le courage - d'y croire !
- A. Jardin
J'y crois, moi, à mes histoires, aussi merveilleuses et déraisonnables soit elles, idées fragiles et vitales que je protège de toutes mes forces. Le laisser dans ma petite bulle, c'est y laisser entrer le temps sur tout, même la parfaite qu'il tient dans ses mains. Je me demande s'il le réalise.
Et en retournant la question de tout les sens, j'en reviens toujours à la même chose: vouloir mettre de la folie tous les jours dans l'amour, ce qui lui faut pour durer,
la plus grande des folies étant de continuer d'aimer jours aprés jours.
Créer à partir des mêmes matières, encore, et bâtir, parce que c'est le temps qui fait faner les fleurs qui sculpte aussi les plus beaux rochers.
Les fous aussi ont peur. Les fous voudraient parfois avoir la paix d'esprit des gens normaux. Sans le reste.
Soyez assurés que je suis folle, que j'ai peur de ces pillules qui sont partout.
Elle ne se savait plus si vulnérable, elle fait peser sur ses échecs une double menace. Ne pas vouloir rester ici assez longtemps pour voir mourrir les fleurs, celles qu'on avait choisies ensemble. Le temps les pourris toutes, au mieux les sèche, mais je les voudrais vibrantes, vivantes contre toutes les loies de la nature.
Suis-je la seule à me reconnatre dans la folie de Jardin, dans sa tentative, trop lucide, de remettre de la magie dans le monde et dans l'amour. Il y a de ces romans qu'on devrait mettre à l'index pour avoir donné des idées déraisonnables à l'adolescente qu'elle était.
Le bonheur appartient à ceux qui se racontent de succulentes histoires et qui ont la ressource - ou le courage - d'y croire !
- A. Jardin
J'y crois, moi, à mes histoires, aussi merveilleuses et déraisonnables soit elles, idées fragiles et vitales que je protège de toutes mes forces. Le laisser dans ma petite bulle, c'est y laisser entrer le temps sur tout, même la parfaite qu'il tient dans ses mains. Je me demande s'il le réalise.
Et en retournant la question de tout les sens, j'en reviens toujours à la même chose: vouloir mettre de la folie tous les jours dans l'amour, ce qui lui faut pour durer,
la plus grande des folies étant de continuer d'aimer jours aprés jours.
Créer à partir des mêmes matières, encore, et bâtir, parce que c'est le temps qui fait faner les fleurs qui sculpte aussi les plus beaux rochers.
Les fous aussi ont peur. Les fous voudraient parfois avoir la paix d'esprit des gens normaux. Sans le reste.
Soyez assurés que je suis folle, que j'ai peur de ces pillules qui sont partout.
mercredi, septembre 27, 2006
Demain
Nous ne sommes que le lendemain d'hier et déjà toutes les configurations ont changé.
Quand j'étais petite, je disais: quand je serai grande, je serai médecin. Je peux maintenant dire: quand je serai vieille, je serai infirmière. Et ce qu'il y en a eu du trajet entre les deux! Et il y en aura encore...
Je ne peux m'empêcher de vieillir mais personne ne m'empêchera d'aller ou je veux, même si ce n'est pas toujours bien défini.
Un message de J sur mon répondeur ce matin, signe du destin peut-être. Je n'ai plus de questions, que des sentiments qui s'entrechoquent. Ah l'avenir.
Que d'espoir pour demain. Vouloir changer les choses, faire une différence, apprendre, découvrir, s'ouvrir les yeux sur d'autres gens et d'autres horizons...
Des petites mains dans la mienne aussi, et la mienne dans la sienne.
Mais des choses nouvelles aussi, de celles qui font peur, qui demande de se dépasser, de faire confiance et de compter sur d'autre que sur soi. Se montrer telle quelle, vulnérable dans une sensibilité qu'il sait acceuillir. Une aventure palpitante au bout de soi-même pour devenir meilleure. Bâtir plus haut, risquer son coeur, bref, aimer, aimer vraiment, et dessiner cet amour à la craie comme une mosaïque qu'on ne cesse d'embellir.
Et pour cela, je m'étonne et me conçois capable de stabilité et de supplice du genre combo maison de banlieue et piscine. Je l'aime d'autant plus de savoir qu'il ne m'imposera pas cette cruelle taille d'ailes.
Quand j'étais petite, je disais: quand je serai grande, je serai médecin. Je peux maintenant dire: quand je serai vieille, je serai infirmière. Et ce qu'il y en a eu du trajet entre les deux! Et il y en aura encore...
Je ne peux m'empêcher de vieillir mais personne ne m'empêchera d'aller ou je veux, même si ce n'est pas toujours bien défini.
Un message de J sur mon répondeur ce matin, signe du destin peut-être. Je n'ai plus de questions, que des sentiments qui s'entrechoquent. Ah l'avenir.
Que d'espoir pour demain. Vouloir changer les choses, faire une différence, apprendre, découvrir, s'ouvrir les yeux sur d'autres gens et d'autres horizons...
Des petites mains dans la mienne aussi, et la mienne dans la sienne.
Mais des choses nouvelles aussi, de celles qui font peur, qui demande de se dépasser, de faire confiance et de compter sur d'autre que sur soi. Se montrer telle quelle, vulnérable dans une sensibilité qu'il sait acceuillir. Une aventure palpitante au bout de soi-même pour devenir meilleure. Bâtir plus haut, risquer son coeur, bref, aimer, aimer vraiment, et dessiner cet amour à la craie comme une mosaïque qu'on ne cesse d'embellir.
Et pour cela, je m'étonne et me conçois capable de stabilité et de supplice du genre combo maison de banlieue et piscine. Je l'aime d'autant plus de savoir qu'il ne m'imposera pas cette cruelle taille d'ailes.
mardi, septembre 26, 2006
Entre deux pages d'études
Je me lève ce matin l'oeil aiguisé pour affronter mes bouquins avant la journée.
Et je me sens extraordinairement bien. Là ou je dois être partout, par choix et par le meilleur du hasard, à faire ce que j'ai choisis de faire, à aimer comme je l'entends, à vivre impunément sans gagner tous mes moments de bonheurs qui débordents de partout.
C'est un calme qui reprends sa place sur son trone vide depuis trop longtemps. Un roi que le bonheur rappelait a la maison, lui qui avait entretenu a lui seul cette grande gaillarde de bois pendant de longues saisons, bonheur surmené mais dévoué toujours qui retrouve enfin ses inséparables.
Et tout devient plus facile dans une routine qu'on se prends à aimer doucement, autant que la passion des jours ou elle prends une pause.
Je crois devenir plus balancée, équilibrée, peut-être. Et grandir, surement.
Avoir plein d'images en réserve derrière les pupilles au cas ou on s'ennuierait. Et une certitude toute simple: la vie est belle, le sera.
Et je me sens extraordinairement bien. Là ou je dois être partout, par choix et par le meilleur du hasard, à faire ce que j'ai choisis de faire, à aimer comme je l'entends, à vivre impunément sans gagner tous mes moments de bonheurs qui débordents de partout.
C'est un calme qui reprends sa place sur son trone vide depuis trop longtemps. Un roi que le bonheur rappelait a la maison, lui qui avait entretenu a lui seul cette grande gaillarde de bois pendant de longues saisons, bonheur surmené mais dévoué toujours qui retrouve enfin ses inséparables.
Et tout devient plus facile dans une routine qu'on se prends à aimer doucement, autant que la passion des jours ou elle prends une pause.
Je crois devenir plus balancée, équilibrée, peut-être. Et grandir, surement.
Avoir plein d'images en réserve derrière les pupilles au cas ou on s'ennuierait. Et une certitude toute simple: la vie est belle, le sera.
vendredi, septembre 08, 2006
Sister's blues
Un soleil magnifique au début de vacances improbables. Pourtant, cette petite chose qui pointe le bout de son petit nez, secrète et creuse, et vient nous tordre les trippes, sans invitation, juste parce que c’est le bon jour du mois, le moment d’être trop sensible aux fonds de ruelle habitées et grises, aux grimaces des petites puces dans les autobus, aux feuille qui tombe, comme si l’utérus partageais son deuil et ses espoirs. D’autres yeux sur le monde.
On se fait toute petite, silencieuse, on voudrait laisser chanter le monde et prendre le temps de l’écouter, se taire surtout, vivre dans une bulle et voler au dessus des belles choses, ne toucher que leurs reflet, doucement, pour ne pas les abimer. Pour ne pas se faire abimer aussi.
Ce n’est pas de la tristesse, bien qu’on s’y méprends souvent. C’est la petite sœur du bonheur, celle qu’on arrive pas à bien nommer, qu’on arrive mal à apprivoiser; un petit cheval sanvage qui se cache au fond de nous, épris de liberté.
Je pars demain à 9h30. sur les traces fraîches du Dalaï Lama.
On se fait toute petite, silencieuse, on voudrait laisser chanter le monde et prendre le temps de l’écouter, se taire surtout, vivre dans une bulle et voler au dessus des belles choses, ne toucher que leurs reflet, doucement, pour ne pas les abimer. Pour ne pas se faire abimer aussi.
Ce n’est pas de la tristesse, bien qu’on s’y méprends souvent. C’est la petite sœur du bonheur, celle qu’on arrive pas à bien nommer, qu’on arrive mal à apprivoiser; un petit cheval sanvage qui se cache au fond de nous, épris de liberté.
Je pars demain à 9h30. sur les traces fraîches du Dalaï Lama.
lundi, septembre 04, 2006
Les petites pancartes
Tiens donc, une autre petite pancarte sur un vieux clou...
De retour dans deux semaines. Partie tester ma clochette à Grizzli.
De retour dans deux semaines. Partie tester ma clochette à Grizzli.
vendredi, septembre 01, 2006
Petit bobo
Bobo au pied, ouille! Pas cassé, foulé, tordu j'espère! Morale de cette histoire, on ne saute pas bizarrement avant d'aller en vacances, même si c'est votre entraineur qui vous l'ordonne! Merdouille!
mardi, août 29, 2006
Post express pour esprit content
Se faire chauffer la couenne entre deux cours dans un lit de pissenlits chauffés par le soleil, relaxe, ça doit être ça la vraie vie d'étudiante. Mes neurones fonctionnent mieux sans apport constant de noradrénaline. Avoir le temps de le prendre, c'est merveilleux. Je me sens aujourd'hui plus centrée, prête à affronter le travail joyeusement. J'imagine que je m'habituerais petit a petit à cet état d'esprit. Il y a un lourd poids parti de mes épaules et c'est maintenant qu'il n'est plus là que je réalise comment il était lourd. Il n'y a que du bleu en avant et j'ai des nuages sous les pieds, même si parfois je l'oublie.
Dans 12 jours, on ira mon amoureux et moi sur l'autre côte du Canada à la rencontre de gentils grizzlis et des amis de BEgos, de terrifiants français. Dans 12 minutes, je serais à mon premier tutorial de soins de la deuxième session. Dans quelques heures, je serais à ma dernière journée de travail comme titulaire de poste. Dans 12 heures, je serais dans mon lit, chez moi.
L'automne arrive et bienvenu au changement.
Une dernière chose: l'eau des piscines de Montréal, j'en ai par dessus la tête!
Dans 12 jours, on ira mon amoureux et moi sur l'autre côte du Canada à la rencontre de gentils grizzlis et des amis de BEgos, de terrifiants français. Dans 12 minutes, je serais à mon premier tutorial de soins de la deuxième session. Dans quelques heures, je serais à ma dernière journée de travail comme titulaire de poste. Dans 12 heures, je serais dans mon lit, chez moi.
L'automne arrive et bienvenu au changement.
Une dernière chose: l'eau des piscines de Montréal, j'en ai par dessus la tête!
samedi, août 26, 2006
L'après Murphy
C’était un de ces jours ou le monde tourne mal malgré toute la bonne volonté qu’on y met et ou Murphy et ses stupides loi règnent en maîtres. Après une soirée éprouvante au travail, alors que je passais mon temps de pause auprès du réparateur d’ascenseur (qui nous a lui aussi lâché) qui s’affairait dans ses tournevis, j’ai décidé de lui fausser et de prendre la porte d’a côté, celle du toit. Magnifique, incroyablement tranquille (sauf pour les tabarnaks du réparateur qui filtraient jusqu'à moi), une vue magique du centre-ville, exactement ce dont j’avais envie et besoin.
Le cœur un peu gros et la tête épuisée, j’ai levé les yeux au ciel. Au même moment, comme une étoile filante, un petit avion passait tout juste dans l’axe de mes prunelles. J’ai fait un vœu, cru qu’il se réaliserait et suis redescendue, apaisée.
La soirée n’en finissait plus de finir, mais elle a quand même fini par aboutir. Cette hate d’être chez moi multipliait la relativité su temps.
Mon fidèle destrier m’attendait pour me ramener chez moi, ballade tellement agréable malgré le vent un peu frais, avec cette impression que la ville endormie m’est soumise et que je peux aller n’importe sans l’accord de personne avec toute la nuit devant. Il y a cette mèche fraîchement coupée qui m’arrive dans les yeux. Il y a aussi ce faux plat sur qui je me laisse glisser dans les dernières dizaines de mètres. La soirée de travail est définitivement derrière, loin.
Un chat me rejoint au coin de ma rue. Il me suit, miaule, se jette devant mes roues plein de suicidaire bonheur. On se connaît bien moi et lui, c’est mon Chinook. Il dort maintenant le menton sur ma main gauche, plus collé qu’a son habitude, comme pour surveiller que je ne disparaisse pas encore trop longtemps. J’adore ce sale chat.
Et là, je suis seule, tranquille et si bien. Ma bestiole poilue, ma tisane fumante et ce livre sur le coin de mon bureau; la lumière tamisée et cette odeur de vanille dans mes draps; la nuit silencieuse pour moi toute seule : je crois qu’on appelle ce que je ressens bonheur.
Le cœur un peu gros et la tête épuisée, j’ai levé les yeux au ciel. Au même moment, comme une étoile filante, un petit avion passait tout juste dans l’axe de mes prunelles. J’ai fait un vœu, cru qu’il se réaliserait et suis redescendue, apaisée.
La soirée n’en finissait plus de finir, mais elle a quand même fini par aboutir. Cette hate d’être chez moi multipliait la relativité su temps.
Mon fidèle destrier m’attendait pour me ramener chez moi, ballade tellement agréable malgré le vent un peu frais, avec cette impression que la ville endormie m’est soumise et que je peux aller n’importe sans l’accord de personne avec toute la nuit devant. Il y a cette mèche fraîchement coupée qui m’arrive dans les yeux. Il y a aussi ce faux plat sur qui je me laisse glisser dans les dernières dizaines de mètres. La soirée de travail est définitivement derrière, loin.
Un chat me rejoint au coin de ma rue. Il me suit, miaule, se jette devant mes roues plein de suicidaire bonheur. On se connaît bien moi et lui, c’est mon Chinook. Il dort maintenant le menton sur ma main gauche, plus collé qu’a son habitude, comme pour surveiller que je ne disparaisse pas encore trop longtemps. J’adore ce sale chat.
Et là, je suis seule, tranquille et si bien. Ma bestiole poilue, ma tisane fumante et ce livre sur le coin de mon bureau; la lumière tamisée et cette odeur de vanille dans mes draps; la nuit silencieuse pour moi toute seule : je crois qu’on appelle ce que je ressens bonheur.
vendredi, août 25, 2006
Victor Oscar Lima Echo Romeo
Vol de nuit hier, avec mon amoureux comme pilote et son ami qui s'esseyait au manche. C'est Cyril qui a décolé et j'étais presque étonnée que l'air décide quand même de porter le petit cessna. Avec BEgos, aucun soucis, et lorsque c'est moi, j'ai au moins le feeling de l'avion qui obéis à mes timides mouvements pour me rassurer...
Mais là... Là!! Toutes les turbulences me semblaient comme un avertissement de crash imminent et les mouvements brusques de l'avion ont probablement marqué à jamais la carcasse de l'avion de la trace de la pression de mes doigts. Que de sensations fortes! Mais Cyril s'est bien débrouillé sous la supervision de mon pilote favoris et nous tout le monde s'est réveillé ce matin, vivant et avec tous ses morceaux.
La ville est si belle sous la lune; c'est elle qui éclaire le ciel avec ses lignes lumineuses et ses édifices magnifiques qu'on effleure presque des ailes, tous de lumière sépia, blanches ou rouges, parfois plus colorées.
On se sent si petits dans le ciel, tout ce qui est en dessous semble encore plus insignifiant, une magnifique fourmilière dont on fait le tour en quelques minutes, une toute autre perspective des hommes. On se sent grand aussi d'être là haut. J'en perds les repères de ma propre importance. Le bonheur est dans les petites choses, nous sommes des particules. Heureusement.
Des particules qui ont le privilège de se voir de haut vivre, construire et se divertir, avec imagination et une touche d'art, et pour permettre tout ça, nous avons du rêver beaucoup. Rêver, la plus belle faculté de l'homme: le début de la créativité, de la volonté bâtisseuse, des civilisations, des sciences, de tout ce qu'on améliore, de la vie comme elle est dans notre cité de fourmis.
Si les rêves montent au ciel, nous en sommes plus près. Et vient une envie: "Je veux connaître les pensées de Dieu ; tout le reste n'est que détail." (Einstein)
En attendant, je retourne m'afférer dans cette fourmilière avec le sentiment qui revient parfois, celui du témoin fascinée, da collectionneuse curieuse, de la spécialiste amoureuse et passionnée de cette société ou je me sens étrangère.
Mais là... Là!! Toutes les turbulences me semblaient comme un avertissement de crash imminent et les mouvements brusques de l'avion ont probablement marqué à jamais la carcasse de l'avion de la trace de la pression de mes doigts. Que de sensations fortes! Mais Cyril s'est bien débrouillé sous la supervision de mon pilote favoris et nous tout le monde s'est réveillé ce matin, vivant et avec tous ses morceaux.
La ville est si belle sous la lune; c'est elle qui éclaire le ciel avec ses lignes lumineuses et ses édifices magnifiques qu'on effleure presque des ailes, tous de lumière sépia, blanches ou rouges, parfois plus colorées.
On se sent si petits dans le ciel, tout ce qui est en dessous semble encore plus insignifiant, une magnifique fourmilière dont on fait le tour en quelques minutes, une toute autre perspective des hommes. On se sent grand aussi d'être là haut. J'en perds les repères de ma propre importance. Le bonheur est dans les petites choses, nous sommes des particules. Heureusement.
Des particules qui ont le privilège de se voir de haut vivre, construire et se divertir, avec imagination et une touche d'art, et pour permettre tout ça, nous avons du rêver beaucoup. Rêver, la plus belle faculté de l'homme: le début de la créativité, de la volonté bâtisseuse, des civilisations, des sciences, de tout ce qu'on améliore, de la vie comme elle est dans notre cité de fourmis.
Si les rêves montent au ciel, nous en sommes plus près. Et vient une envie: "Je veux connaître les pensées de Dieu ; tout le reste n'est que détail." (Einstein)
En attendant, je retourne m'afférer dans cette fourmilière avec le sentiment qui revient parfois, celui du témoin fascinée, da collectionneuse curieuse, de la spécialiste amoureuse et passionnée de cette société ou je me sens étrangère.
mercredi, août 23, 2006
Sweet happiness
Les choses se règlent, les nouveaux projets arrivent, je me sens les épaules plus légères et mon moral suit la tendance générale. Et il n'y a pas que la chance, ça ce n'est pas trop mon truc habituellement, il y a des gens extraordinaires qui m'entourent qui rendent ça possible. Je n'ai jamais compté sur personne d'autre que moi même et ça a rarement été facile. Toutes ces choses qu'on imagine même pas et qui nous tombent sur la tête parfois... Mais là, ce sont les bonnes choses qui me surprennent alors que je ne les attendait pas, que j'avais accepté sereinement (ok, avec les nerfs qui flanchent parfois) une réalité pas toujours facile.
Devant, que du bonheur, comme toujours, mais je peux maintenant espérer me battre un peu moins pour l'obtenir.
L'école commence bientôt et j'ai tellement hâte d'étudier , tranquille, d'apprendre plein de trucs. Je serais dans un chouette appart, l'esprit libre dès la mi octobre, avec un coloc super, progressiste, et d'autres qui le deviendrons sous notre influence maléfique, pas de doute. Ma santé semble stable, on ne me troue plus les bras trop souvent et les tempêtes d'aiguilles ou de feu dans ma tête s'espacent. Le monsieur de la boulangerie m'a rappelé aujourd'hui, deuxième fois alors que je ne retourne pas ses appels, sous mon charme autant que j'adore sa boulangerie; je pourrais peut-être faire partie du gentil paysage de Capucine et Tournesol, si après mure réflexion, j'en ai envie.
Et avoir du temps, un peu, pour mes roues de vélo, pour les cordes de guitare dans des parcs, pour remplir mes alvéoles de l'air frais des forets du Québec ou d'ailleurs, pour rire et vivre avec ces gens qui contribuent tellement à mon bonheur.
Devant, que du bonheur, comme toujours, mais je peux maintenant espérer me battre un peu moins pour l'obtenir.
L'école commence bientôt et j'ai tellement hâte d'étudier , tranquille, d'apprendre plein de trucs. Je serais dans un chouette appart, l'esprit libre dès la mi octobre, avec un coloc super, progressiste, et d'autres qui le deviendrons sous notre influence maléfique, pas de doute. Ma santé semble stable, on ne me troue plus les bras trop souvent et les tempêtes d'aiguilles ou de feu dans ma tête s'espacent. Le monsieur de la boulangerie m'a rappelé aujourd'hui, deuxième fois alors que je ne retourne pas ses appels, sous mon charme autant que j'adore sa boulangerie; je pourrais peut-être faire partie du gentil paysage de Capucine et Tournesol, si après mure réflexion, j'en ai envie.
Et avoir du temps, un peu, pour mes roues de vélo, pour les cordes de guitare dans des parcs, pour remplir mes alvéoles de l'air frais des forets du Québec ou d'ailleurs, pour rire et vivre avec ces gens qui contribuent tellement à mon bonheur.
lundi, août 21, 2006
Reves et réalité
Il est trop tôt, les hippies de l'Utopik ne sont pas encore levés, j'occupe la place quasiment seule, avec un drôle de mec couetté aux yeux étranges qui semble lui aussi encore endormi. Je suis venue récupérer mon horraire de cours sur la toile puisqu'on a toujours pas internet à la maison. Merveilleux, après d'inlassables clics, j'ai gagné le droit d'attendre pour aller chercher mon horraire sur internet. 249e position. Beaucoup de temps pour blogger en perspective.
Parfois je fais de drôles de rêves, d'autant plus bizarres qu'ils se répètent et me donnent, même endormie, une lassante impression de répétition. La nuit passée en fût remplie, cauchemars si limpides et réels que parfois je me demande si cette vie de jour, rationnelle, est plus réelle que la nocturne.
Un ascenseur qui chute. Je le sais d'avance, je connais l'impression, je n'en ai même plus peur, juste le ventre un peu serré et cette obsedante impression d'être perdue, de chercher quelque chose et de ne plus savoir ou aller quand les portes s'ouvriront. Tomber moins vite que l'ascenceur et avoir un peu le vertige, mais savoir que je n'en meurt jamais. Einstein aussi rêvait a des acsenseurs en chute libre, l'emmenant à réfléchir sur la relativité de toute chose, même de la gravité. Je me demande s'il avait aussi pensé à la relativité de sa vie. Mes rêves sont comme un monde parrallèle ou je n'ai jamais les pieds completement sur terre, ou je cherche constamment quelque chose, ou je ne sais même pas ce que je cherche. Ça c'est du moins pour les rêves dont je me souviens, si réels. J'ai l'impression de rêver rarement, mais presque toujours aux même choses. Rêver que je cherche le chemin vers ce que j'ignore, que j'explore, que les choses s'écroulent autour, que je me relève toujours, que j'ai de plus en plus de courage, de plus en plus envie de cette aventure dont je ne comprends pas la signification et qui m'emmène vers toute sorte de lieu mystérieux. Mais l'ascenseur est toujours là, un point de repère rassurant qui me dit que je suis sur le bon chemin même si il tombe toujours et que je ne peux jamais décider ou je vais.
La suite est une variation sur un thème: la grande roue. Je m'y retrouve souvent depuis que j'y ai travaillé. Elle a toujours pris une signification philosophique pour moi. Le monde qui tourne sans arrêt, parfois mal, décidément en péril de toutes cet années et de ce qu'on en a fait, et ces gens inconscient qui s'y embarquent pendant que d'autres doivent descendre malgré eux. Ceux qui ont peur et ceux qui s'en amusent. Et moi qui la conduit mais qui la controle si peu, qui veille de mon mieux sur mes ouailles.
Je m'y suis retrouvée encore cette nuit, au sommet sur une passerelle, toute seule, en train d'essayer d'évacuer les gens pour les protéger du conducteur fou qui leur voulait du mal. Personne ne semblait s'apperçevoit que quelque chose n'allait pas. Je devait m'occuper de tout le monde, des adultes qui m'injuriaient de les presser, des enfants abandonnés par leur parent déjà loins. Le conducteur arretait la roue assez longtemps pour rassurer les gens mais la repartait alors qu'ils avaient encore un pied dans la cabine. Et moi, je pleurais en les aidant, suppliant certains d'appeler la police, de faire quelque chose parce que je n'y arrivait pas tout seule, que des gens, pleins de gens, mourraient quand même. J'étais invisible, le conducteur ne me voyait pas, mais je n'arrivait pas à en faire assez. J'étais invincible, et même quand je faisait un tour, prise dans l'engrenage de la roue, je ne mourrait pas, mais javais mal, et encore plus mal des gens qui mourraient pour mon faux pas.
Et cette roue n'arrête jamais. Le conducteur me terrorrise, il est beaucoup plus fort que moi. Il a les yeux du diable et moi des ailes, mais elles ne fonctionnent pas. Et les nuits ou c'est moi qui conduit la roue, elle décroche et se perds dans la ville. Je ne contrôle rien et tout m'échappe. Et je me réveillle avec le coeur qui bat à 200 bpm alors que la réalité de la nuit n'arrive pas à dissiper le nuage du rêve. Les yeux fermés mais n'arrivant plus à dormir, je me demande pourquoi je fais des rêves si débiles, j'envoie promener Freud et ses conneries et me dit que c'est probablement cette chicane avec lui avant de dormir, que j'aurais envie de le réveiller à coté de moi pour qu'il fasse partir ces mirages noirs.
Encore maintenant, j'ai une boule au fond de la gorge et l'estomac serré. Le midi qui arrive commence à dissiper les choses.
J'ai finalement mon horraire, pas de contrôle non plus la dessus. Pire que je ne le croyais. Je devrais probablement me remettre sur la liste de rappel, sacrifier tous mes week-ends pour payer de justesse les factures, vivre le stress de l'instabilité, de la quiétude pouvant être rompue à tous moment par un appel du travail. Et l'Europe l'été prochain devient une hypothèse pas très plausible. J'attends un miracle mercredi avec mon API pour rêver que la situation soit autre. J'adore étudier, mais ce mode de vie qui perdure depuis trop longtemps, ça commence à me tanner. J'ai besoin de travailler plus pour pouvoir vivre un peu les fins de semaine et avoir droit à des jours libres dont je sens un besoin impératif. Je ne demande rien d'autre à la vie. Je suis prête à travailler fort comme je l'ai toujours fait, en triple, mais j'ai besoin de temps pour laisser vagabonder mon esprit, mes jambes et mon coeur.
Je vais aller essayer de courrir plus vite que le petit nuage noir que j'ai au dessus de la tête. Avant d'aller travailler, quoi d'autre! Et puis je n'ai même plus le temps d'aller au gym.
L'engrenage de la roue me presse les ailes...
Parfois je fais de drôles de rêves, d'autant plus bizarres qu'ils se répètent et me donnent, même endormie, une lassante impression de répétition. La nuit passée en fût remplie, cauchemars si limpides et réels que parfois je me demande si cette vie de jour, rationnelle, est plus réelle que la nocturne.
Un ascenseur qui chute. Je le sais d'avance, je connais l'impression, je n'en ai même plus peur, juste le ventre un peu serré et cette obsedante impression d'être perdue, de chercher quelque chose et de ne plus savoir ou aller quand les portes s'ouvriront. Tomber moins vite que l'ascenceur et avoir un peu le vertige, mais savoir que je n'en meurt jamais. Einstein aussi rêvait a des acsenseurs en chute libre, l'emmenant à réfléchir sur la relativité de toute chose, même de la gravité. Je me demande s'il avait aussi pensé à la relativité de sa vie. Mes rêves sont comme un monde parrallèle ou je n'ai jamais les pieds completement sur terre, ou je cherche constamment quelque chose, ou je ne sais même pas ce que je cherche. Ça c'est du moins pour les rêves dont je me souviens, si réels. J'ai l'impression de rêver rarement, mais presque toujours aux même choses. Rêver que je cherche le chemin vers ce que j'ignore, que j'explore, que les choses s'écroulent autour, que je me relève toujours, que j'ai de plus en plus de courage, de plus en plus envie de cette aventure dont je ne comprends pas la signification et qui m'emmène vers toute sorte de lieu mystérieux. Mais l'ascenseur est toujours là, un point de repère rassurant qui me dit que je suis sur le bon chemin même si il tombe toujours et que je ne peux jamais décider ou je vais.
La suite est une variation sur un thème: la grande roue. Je m'y retrouve souvent depuis que j'y ai travaillé. Elle a toujours pris une signification philosophique pour moi. Le monde qui tourne sans arrêt, parfois mal, décidément en péril de toutes cet années et de ce qu'on en a fait, et ces gens inconscient qui s'y embarquent pendant que d'autres doivent descendre malgré eux. Ceux qui ont peur et ceux qui s'en amusent. Et moi qui la conduit mais qui la controle si peu, qui veille de mon mieux sur mes ouailles.
Je m'y suis retrouvée encore cette nuit, au sommet sur une passerelle, toute seule, en train d'essayer d'évacuer les gens pour les protéger du conducteur fou qui leur voulait du mal. Personne ne semblait s'apperçevoit que quelque chose n'allait pas. Je devait m'occuper de tout le monde, des adultes qui m'injuriaient de les presser, des enfants abandonnés par leur parent déjà loins. Le conducteur arretait la roue assez longtemps pour rassurer les gens mais la repartait alors qu'ils avaient encore un pied dans la cabine. Et moi, je pleurais en les aidant, suppliant certains d'appeler la police, de faire quelque chose parce que je n'y arrivait pas tout seule, que des gens, pleins de gens, mourraient quand même. J'étais invisible, le conducteur ne me voyait pas, mais je n'arrivait pas à en faire assez. J'étais invincible, et même quand je faisait un tour, prise dans l'engrenage de la roue, je ne mourrait pas, mais javais mal, et encore plus mal des gens qui mourraient pour mon faux pas.
Et cette roue n'arrête jamais. Le conducteur me terrorrise, il est beaucoup plus fort que moi. Il a les yeux du diable et moi des ailes, mais elles ne fonctionnent pas. Et les nuits ou c'est moi qui conduit la roue, elle décroche et se perds dans la ville. Je ne contrôle rien et tout m'échappe. Et je me réveillle avec le coeur qui bat à 200 bpm alors que la réalité de la nuit n'arrive pas à dissiper le nuage du rêve. Les yeux fermés mais n'arrivant plus à dormir, je me demande pourquoi je fais des rêves si débiles, j'envoie promener Freud et ses conneries et me dit que c'est probablement cette chicane avec lui avant de dormir, que j'aurais envie de le réveiller à coté de moi pour qu'il fasse partir ces mirages noirs.
Encore maintenant, j'ai une boule au fond de la gorge et l'estomac serré. Le midi qui arrive commence à dissiper les choses.
J'ai finalement mon horraire, pas de contrôle non plus la dessus. Pire que je ne le croyais. Je devrais probablement me remettre sur la liste de rappel, sacrifier tous mes week-ends pour payer de justesse les factures, vivre le stress de l'instabilité, de la quiétude pouvant être rompue à tous moment par un appel du travail. Et l'Europe l'été prochain devient une hypothèse pas très plausible. J'attends un miracle mercredi avec mon API pour rêver que la situation soit autre. J'adore étudier, mais ce mode de vie qui perdure depuis trop longtemps, ça commence à me tanner. J'ai besoin de travailler plus pour pouvoir vivre un peu les fins de semaine et avoir droit à des jours libres dont je sens un besoin impératif. Je ne demande rien d'autre à la vie. Je suis prête à travailler fort comme je l'ai toujours fait, en triple, mais j'ai besoin de temps pour laisser vagabonder mon esprit, mes jambes et mon coeur.
Je vais aller essayer de courrir plus vite que le petit nuage noir que j'ai au dessus de la tête. Avant d'aller travailler, quoi d'autre! Et puis je n'ai même plus le temps d'aller au gym.
L'engrenage de la roue me presse les ailes...
vendredi, août 18, 2006
Ici Najac
Ici Najac, à vous la Terre
C’est une bouteille lancée à la mer
Un battement d’aile de papillon
Dédié à l’humanité toute entière
C’est un acte de résistance
Pour la paix dans le monde
Le respect de la planète
L’amour de la belle ouvrage
La transmission des savoir-faire
C’est un message de vie
Donné par des humains de toutes les humeurs
Qui ont choisi de vivre de leurs utopies
source: http://www.ocean-films.com/icinajac/synopsis.htm
Moi je dirais juste qu'il y a un peu de mon enfance là dedans,
un peu de grand papa, de pain qui sort du four, de mains qui sentent la mécanique et de fleurs sauvage
de sincérité, d'humanité
beaucoup de mon envie de retrouner en campagne
pour reprendre contanct avec la sincérité et l'autenthicité au quotidien.
Un après midi dans une salle noire qui nous éclaire.
jeudi, août 17, 2006
Chronique de cuisine
C'est toute une journée à avoir mal à la tête et à se le donner. Mais il y a bien pire que chercher des emplois sur cette toile sans fin, oui, je m'emmerde à l'infini dans une expérience périlleuse à souhait: ne rien faire. Du tout. Nada.
Ok, oui, j'écris et mesure la profondeur de mon ennui.
J'ai ouvert mon petit oeil soupçconneux trop vite aprés cette sieste tueuse de Mlle Céphalée. C'est ça le probléme quand la migraine s'en va, elle laisse un gros trou là ou j'avais fait des projets pour elle. Alors je tue les 72 minutes avant son arrivée. Trop courtes pour en faire quelque chose. Trop longues pour rien en faire.
J'avais envie de ne rien faire, mais c'est une envie qui passe à la première seconde ou on l'expérimente.
Il y a Céline sur la table de chevet. St-Exupéry sur les tablettes. Des trucs d'aviation au dessus de l'ordi. Faut croire que je n'ai pas envie de lire aujourd'hui. Il y a peut-être juste le ticket sur le bureau qui attire l'autre petit oeil, le curieux, mais je n'y toucherai pas.
Je pourrais lui cuisiner quelque chose. Mais je ne sais même pas s'il aura mangé sur la route. Et pire encore, j'ai des talents discutables en cuisine sans mon fidèle livre de recettes alors que lui me cuisine toutes sortes de trucs qui devraient théoriquement ne pas être si bons, des trucs de francais plein de gras et de trucs qui ne se mangent pas ici. Et pourtant non, c'est bon, délicieux même. Étonnant.
Le téléphone qui sonne. C'est lui. Il n'aura pas mangé. Et il a envie de manger n'importe quoi. Comme si je savais moi ce que c'est n'importe quoi, venant de la part d'un gars qui choisis de mettre des trippes et des tendons dans sa soupe tonkinoise et qui déteste ces parcelles de paradis gustatif envoyées par Dieu pour rendre le monde plus doux; le formage, le chocolat....
L'ennuie est passé, je me sauve en mission à l'épicerie. Dans la vie, il faut se surpasser. Pas de relecture, j'appuie sur le bouton orange...
Ok, oui, j'écris et mesure la profondeur de mon ennui.
J'ai ouvert mon petit oeil soupçconneux trop vite aprés cette sieste tueuse de Mlle Céphalée. C'est ça le probléme quand la migraine s'en va, elle laisse un gros trou là ou j'avais fait des projets pour elle. Alors je tue les 72 minutes avant son arrivée. Trop courtes pour en faire quelque chose. Trop longues pour rien en faire.
J'avais envie de ne rien faire, mais c'est une envie qui passe à la première seconde ou on l'expérimente.
Il y a Céline sur la table de chevet. St-Exupéry sur les tablettes. Des trucs d'aviation au dessus de l'ordi. Faut croire que je n'ai pas envie de lire aujourd'hui. Il y a peut-être juste le ticket sur le bureau qui attire l'autre petit oeil, le curieux, mais je n'y toucherai pas.
Je pourrais lui cuisiner quelque chose. Mais je ne sais même pas s'il aura mangé sur la route. Et pire encore, j'ai des talents discutables en cuisine sans mon fidèle livre de recettes alors que lui me cuisine toutes sortes de trucs qui devraient théoriquement ne pas être si bons, des trucs de francais plein de gras et de trucs qui ne se mangent pas ici. Et pourtant non, c'est bon, délicieux même. Étonnant.
Le téléphone qui sonne. C'est lui. Il n'aura pas mangé. Et il a envie de manger n'importe quoi. Comme si je savais moi ce que c'est n'importe quoi, venant de la part d'un gars qui choisis de mettre des trippes et des tendons dans sa soupe tonkinoise et qui déteste ces parcelles de paradis gustatif envoyées par Dieu pour rendre le monde plus doux; le formage, le chocolat....
L'ennuie est passé, je me sauve en mission à l'épicerie. Dans la vie, il faut se surpasser. Pas de relecture, j'appuie sur le bouton orange...
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