Ce que je veux te dire ne peut être confiné dans l'encre des lettres,
dans ces mots définitifs, qu'on plante comme des clous épars sur la réalité.
Ce que je voudrais dire, c'est le blanc, le vide sur cette feuille
la trace invisible de mes mains qui effleurent le papier,
ces choses que je ne sais pas, que je ne veux pas saisir,
ce qui disparaît quand on l'observe, furtif, fragile,
l'espace indéfini, infini, qui se pose sur mon épaule nue
en même temps que tes lèvres.
mercredi, octobre 31, 2018
vendredi, septembre 14, 2018

Refuser cette envie de tuer le temps
lui qui tourne ses aiguilles dans le creux de mon ventre
Et à l'aveuglette, les yeux embués
mettre des bouts de laine colorée
dans le p'tit chas de la trotteuse, qui m'inssiste, s'étourdit.
Se blesser les doigts gelés comme le reste
pour que l'insupportable me tricote au moins
un foulard de fou pour l'hiver
de quoi garder le chaud et le doux
et sécher mon oeil qui n'arrête pas de fuir.
dimanche, juillet 15, 2018
lundi, octobre 30, 2017
samedi, juin 17, 2017
Gyrophares
Je n’ai pas
peur du bleu et du rouge,
juste des sirènes qui
chantent
et des gens qui tombent,
des hurlement qui nous noient, du bruit des ombres
des hurlement qui nous noient, du bruit des ombres
pendant que la lumière nous
apaise comme une couverture de laine sur le dos des sinistrés.
Les gyrophares silencieux, la scène des après,
comme des images du trauma, chaque fois que c’est fini et qu’on tremble encore.
Sous leurs cloches de verre, le bleu et le rouge s’étourdissent sur fond noir,
stroboscope sur nos vies figées, du
bleu doux et incongru
sur nos vies décorées de rubans jaunes
par des policiers.
mardi, janvier 10, 2017
jeudi, décembre 29, 2016
lundi, décembre 26, 2016
lundi, novembre 28, 2016
Les pieds en pointe,
sous sa cloche de verre translucide
la musique hésite, grince, ronde et mélancolique.
Elle tourne, ma mère.
Une ballerine de porcelaine, fragile.
s'étourdis doucement, les yeux fermés
sur la pointe des pieds.
Elle tourne. Elle croit qu'elle danse, de tout son corps figé.
s'étourdis doucement, les yeux fermés. Elle y revient.
Le temps en boucle sur elle, lent, lourd.
froideur muséale, parfaite. On entend plus rien
Que le bruit des pas, macabres, des hommes libres.
Elle tourne, s'étourdit, les bras au ciel.
Nausée.
sous sa cloche de verre translucide
la musique hésite, grince, ronde et mélancolique.
Elle tourne, ma mère.
Une ballerine de porcelaine, fragile.
s'étourdis doucement, les yeux fermés
sur la pointe des pieds.
Elle tourne. Elle croit qu'elle danse, de tout son corps figé.
s'étourdis doucement, les yeux fermés. Elle y revient.
Le temps en boucle sur elle, lent, lourd.
froideur muséale, parfaite. On entend plus rien
Que le bruit des pas, macabres, des hommes libres.
Elle tourne, s'étourdit, les bras au ciel.
Nausée.
dimanche, octobre 23, 2016
samedi, octobre 15, 2016
lundi, octobre 10, 2016
Mes louves a la nuit. Moi avec elles, et nos souffles mêlés
de cette urgence viscérale jusqu'au près de lune
pour vivre et hurler.
Ma meute, l'odeur du sapin, nos gorges vulnérables
nos passions liées, nos yeux fermés
frémir sous la brise d'été.
Nous sommes, et nous sommes soeurs, perdues,
mais nous sommes ensembles au dessus du monde.
Libres.
de cette urgence viscérale jusqu'au près de lune
pour vivre et hurler.
Ma meute, l'odeur du sapin, nos gorges vulnérables
nos passions liées, nos yeux fermés
frémir sous la brise d'été.
Nous sommes, et nous sommes soeurs, perdues,
mais nous sommes ensembles au dessus du monde.
Libres.
mercredi, octobre 05, 2016
Mine de rien, je ne sais plus écrire dans les airs de cette nuit d'encre,
gauche, de cette main qui se salit de ce qu'elle trace sur le papier
et qui pourtant, voudrait rejoindre ta nuque, et y dessiner des fougères
des restes de fusain libre du bout de mes doigts.
L'envie de ne pas te regarder les yeux ouverts,
et l'encre qui n'ancre pas sur les envies passagères
clandestines et déjà mortes.
gauche, de cette main qui se salit de ce qu'elle trace sur le papier
et qui pourtant, voudrait rejoindre ta nuque, et y dessiner des fougères
des restes de fusain libre du bout de mes doigts.
L'envie de ne pas te regarder les yeux ouverts,
et l'encre qui n'ancre pas sur les envies passagères
clandestines et déjà mortes.
jeudi, septembre 29, 2016
Les échardes de ma propre errance se prennent dans ton hijab ou à tes pantalons élimés, et ce qu'elles creusent en rouge sur ma peau marque l'évidence : je vois tes mots étouffés du trop, parce qu'ils résonnent loin dans mes murs d'exilée.
Et si on continue de rire et de vivre, je sais qu'il n'y a pas de lieu de retour pour couvrir les frissons qui te tremblent le corps, pour rassurer vraiment les enfants réfugiés dans tes entrailles, sans abris et orphelins. Je sais. Les bras du vide serrent sans contenir. La liberté, l'espace et la chance te donnent l'envie de te rouler en boule quand t'as juste besoin de trouver ton port.
Je te chuchote mon envie permanente de hurler, doucement, pour que tu saches que mes yeux sont en face des tiens et que je te vois, toi, qui n'arrive plus à regarder l'horizon, et encore moins le ciel, avec toute ta force.
De l'air et du vent; c'est la liberté qu'on a eu en cadeau tranchant, celle de partir de rien ou de se faire bruler le monde, et celle de tout inventer.
#JeSuisTS #JeSuisAvecToi
Et si on continue de rire et de vivre, je sais qu'il n'y a pas de lieu de retour pour couvrir les frissons qui te tremblent le corps, pour rassurer vraiment les enfants réfugiés dans tes entrailles, sans abris et orphelins. Je sais. Les bras du vide serrent sans contenir. La liberté, l'espace et la chance te donnent l'envie de te rouler en boule quand t'as juste besoin de trouver ton port.
Je te chuchote mon envie permanente de hurler, doucement, pour que tu saches que mes yeux sont en face des tiens et que je te vois, toi, qui n'arrive plus à regarder l'horizon, et encore moins le ciel, avec toute ta force.
De l'air et du vent; c'est la liberté qu'on a eu en cadeau tranchant, celle de partir de rien ou de se faire bruler le monde, et celle de tout inventer.
#JeSuisTS #JeSuisAvecToi
Le faucheur
Je ne t'ai jamais attendu.
J'ai tracé les symboles qui manquaient à la nuit
J'ai couvert de mon keffieh, comme un père,
son petit corps d'enfant inanimé, en silence
dans le sable du désert.
Mon frère est une sentinelle de l'invisible.
Tu sais, il t'attendait, petit, devant la grande fenêtre
le regard au loin, confiant, prêt à être brisé,
et tu l'as laissé là, à attraper le froid des nuits du Ténéré
à en construire sa folie de sable, pendant des heures
jusqu'à ne plus voir le réel.
Il parle encore de toi quand il se perds dans son délire.
Tu veux me voir, alors tu me vois
Je suis celle qui étais là, et qui reste
le feu, la lampe, la nuit allumée
Et je te murmure la pluie, la plaie
dans une hautaine et frondeuse indifférence, papa.
Non, je ne te dois rien, et non, je ne veux pas te voir.
jeudi, septembre 08, 2016
Ce temps qui ralentis et alors que je suis happée, helpless, par ma singularité, si pleine d'énergie, masse compacte, nous sommes plusieurs à exister dans l'univers comme des trous noirs, à avoir en nous des masses denses qui happent la lumière, qui crachent, mystifient, relativisent le temps à le rendre parfois insupportable, fascinent. Rien de tangible, surtout pas les certitudes et encore moins l'amour. Derrière l'horizon des événements, l'espace temps est distordu et rien n'est plus explicable. Et je suis vivante et je le hurle sans écho. Et j'aime.
Et j'ai mal. C'est l'espace qui nous manque. Une densité faible, qui respire mieux. De quoi ne pas être en boule, de son coeur à son corps. Et pourtant, je respire, du big bang au big crunch, toujours en mouvement.
Et j'ai froid. Et encore, l'essence est là, compacte dans le noir, et naissent les univers insaisissables et magnifiques. Se deviner dans le ciel sombre, comme une petite fenêtre sur tout ce qui a une probabilité d'existence. J'existe même quand je doute, peut être, mais l'univers noir, il brille.
Et je brûle. Et de toute mon insignifiance dans l'ensemble, j'existe dense, et j'oublie de quoi je suis faite, et j'inssiste pour briser en mon coeur toutes les règles. Je crée, j'invente, je flotte, perdue mais les deux pieds plantés sur la terre, le vide et le plein au centre de soi, alors que tout se répète dans toutes les dimensions, de l'inimaginablement élémentaire à l'insaisissable vaste, et que tout se lie.
J'ai vu les dimensions et la relativité de l'espace temps. Je les ressens dans la tensions sur mes cicatrices, ces histoire du monde et des gens, impossible à dire, stucked.
J'ai tout vu, et je ne sais rien: ta douleur, ta lumière, la mienne. Je suis une probabilité qui croit qu'elle existe, juste à coté de toi, ici et ailleurs en même temps, trop lucide pour avoir des certitudes mais consciente que l'instant est ce qu'on peut saisir de plus précieux.
Je suis là quand même, peut-être, de tout ce que je peux, de tout ce que je crois, à créer le sens à défaut de le trouver, à saisir ce qui lie, à revendiquer l'impossible.
Et j'ai mal. C'est l'espace qui nous manque. Une densité faible, qui respire mieux. De quoi ne pas être en boule, de son coeur à son corps. Et pourtant, je respire, du big bang au big crunch, toujours en mouvement.
Et j'ai froid. Et encore, l'essence est là, compacte dans le noir, et naissent les univers insaisissables et magnifiques. Se deviner dans le ciel sombre, comme une petite fenêtre sur tout ce qui a une probabilité d'existence. J'existe même quand je doute, peut être, mais l'univers noir, il brille.
Et je brûle. Et de toute mon insignifiance dans l'ensemble, j'existe dense, et j'oublie de quoi je suis faite, et j'inssiste pour briser en mon coeur toutes les règles. Je crée, j'invente, je flotte, perdue mais les deux pieds plantés sur la terre, le vide et le plein au centre de soi, alors que tout se répète dans toutes les dimensions, de l'inimaginablement élémentaire à l'insaisissable vaste, et que tout se lie.
J'ai vu les dimensions et la relativité de l'espace temps. Je les ressens dans la tensions sur mes cicatrices, ces histoire du monde et des gens, impossible à dire, stucked.
J'ai tout vu, et je ne sais rien: ta douleur, ta lumière, la mienne. Je suis une probabilité qui croit qu'elle existe, juste à coté de toi, ici et ailleurs en même temps, trop lucide pour avoir des certitudes mais consciente que l'instant est ce qu'on peut saisir de plus précieux.
Je suis là quand même, peut-être, de tout ce que je peux, de tout ce que je crois, à créer le sens à défaut de le trouver, à saisir ce qui lie, à revendiquer l'impossible.
mardi, août 30, 2016
mercredi, août 10, 2016
mercredi, juin 15, 2016
L'asphalte mouillée sur tous les km ou on a roulé, loin, jusqu'à l'essence des souvenirs qui perlaient mes doigts de la sueur de ta nuque.
Je suis seule, paisible, les sens forcés ouverts de pluies fébriles, d'odeurs marines, entre le ciel et la mer qui s'apaisent, s'entrechoquent et me mêlent, indifférents au reste du monde éclaboussé.
Les humains ouvrent leurs écrans noirs, éteints, au dessus de leur tête et parent la pluie dont je veux m'emparer, liquéfiée, mes pieds à contre courant vers le fleuve.
Je suis seule, paisible, les sens forcés ouverts de pluies fébriles, d'odeurs marines, entre le ciel et la mer qui s'apaisent, s'entrechoquent et me mêlent, indifférents au reste du monde éclaboussé.
Les humains ouvrent leurs écrans noirs, éteints, au dessus de leur tête et parent la pluie dont je veux m'emparer, liquéfiée, mes pieds à contre courant vers le fleuve.
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